Saint-Etienne (42)

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Les palmes et les croix aux extrémités terminées par des pierres symbolisent le supplice du diacre Saint Etienne, le premier martyr, qui fut lapidé à Jérusalem.  La couronne royale exprime le désir des bourgeois de Saint-Etienne d’échapper à la tutelle des seigneurs de Saint-Priest (au XVIIème siècle) pour se placer sous l’autorité du roi. 

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Il aimait ces fontaines de fer, ce bouton sur lequel il suffisait d’appuyer pour étancher sa soif, cette eau offerte à tous et qui avait disparu de toutes les grandes villes. L’eau dans les rues, le journal dans les bistrots, la prévenance des habitants, ici l’hospitalité conservait ses droits, prolongeait les grandes heures de la solidarité ouvrière du début du siècle, quand le charbon et la sidérurgie entraînaient toute la ville dans ses chimères de monde nouveau, quand la première ligne de chemin de fer du pays, l’opéra, les cafés-concerts, les chevaux remplacés par les tramways, les manufactures immenses l’emportaient dans un tourbillon que transperçaient les chansons ou la mort, la misère ou l’espérance. 

Jean Colombier – Villa Mathilde 

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Et puis, (il aimait) surtout, conférant aux lieux un charme inattendu, ces passerelles, ces rampes, ces escaliers qui reliaient les hauts et les bas quartiers, offraient de soudaines perspectives sur un coin de cimetière, sur la ville, sur la campagne, rompant avec la rigidité et la discipline de l’architecture, suggérant des raccourcis, des chemins dérobés, des issues de secours, des passages secrets. 

Jean Colombier – Villa Mathilde 


Archives pour la catégorie Des Saint-Etienne en France

Saint-Etienne-le-Molard (42)

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Le molard, c’est le talus ou la rive plus ou moins escarpée d’une rivière. Effectivement, des bords du Lignon, il faut monter un peu pour arriver sur la place de l’église, sur le molard. 

J’ai cru lire, il fut un temps, que certains avaient demandé que le village change d’identité et se transforme en Saint-Etienne-d’Urfé, un nom effectivement plus agréable et qui aurait rappelé la présence du château d’Honoré sur le territoire de la commune. 

Plus de nouvelles de ce vœu… 

 

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Actuellement près de l’église, l’ancienne croix en pierre du cimetière, l’une des plus vieilles de France, dit-on. 

De chaque coté du mât central, Saint-Jean et la Vierge. Aux extrémités des bras, le soleil et la lune, et au sommet, une sorte d’oiseau qui doit être la colombe du Saint-Esprit. 

Au revers de la croix, d’autres sculptures… 

 

 

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Il y a un pays nommé Forez qui, en sa petitesse, contient ce qui est le plus rare au reste des Gaules, car, étant divisé en plaines et en montagnes, les unes et les autres sont si fertiles et situées en air si tempéré que la terre est capable de tout ce que peut désirer le laboureur. 

Au cœur du pays est le plus beau de la plaine, ceinte, comme d’une forte muraille, des monts assez voisins et arrosée du fleuve Loire. 

Plusieurs ruisseaux en divers lieux la vont baignant de leurs claires ondes, mais l’un des plus beaux est Lignon, qui vagabondant en son cours, va serpentant par cette plaine jusques à Feurs où Loire le recevant, et lui faisant perdre son nom propre, l’emporte pour tribut à l’Océan. 

 

Extraits de l’Astrée (1607-1627) – Honoré d’Urfé 

Saint-Etienne-Lardeyrol (43)

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Là-haut sur la montagne, au-dessus de Saint-Etienne-Lardeyrol, vivait dans des temps très reculés un gigantesque dragon, évidemment grand dévoreur de chair fraîche, comme tous les dragons. Il était si énorme que sa queue faisait le tour complet du suc voisin. Bien sûr, toute la campagne alentour était terrorisée. 

Par chance et par bonheur, le vaillant Saint-Georges, grand chasseur de dragons devant son patron l’Eternel, parcourait alors la région vellave pour la christianiser. Mis au courant de l’affaire, il monta aussitôt combattre le monstre et, au grand soulagement des habitants d’alors, il l’extermina après une féroce bataille dont on peut encore voir les traces sur un rocher : la longue entaille d’un coup de son épée, l’empreinte profonde d’un sabot de son cheval et même la traînée brune d’une coulée du sang de l’animal vaincu. 

Quand on pense que, malgré ces preuves, certains doutent encore de l’existence ancienne des dragons… Affligeant ! 

 

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Sur le socle d’un rocher fouetté par les vents, les ruines de Lardeyrol… Cette dépouille mortelle d’une haute baronnie du Velay, l’histoire nous l’offre après avoir jeté bas le château féodal. 

Cette forteresse commandait le passage, en ces temps lointains où les barons de Lardeyrol prenaient droit d’assistance aux Etats du Velay. 

Du haut de ces pans informes d’où semblent surgir des ombres fantastiques, tant et tant de preux seigneurs pourraient nous conter la peine des hommes entre le fracas des armures et les chevauchées de la croisade. 

 

Jean PEYRARD – Terre des Trois Vallées 

Saint-Etienne-de-Valoux (07)

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Est-ce toi, le Valoux, qui nous a donné l’envie de visiter les Saint-Etienne ? 

Tous les ans à Pâques, on te devinait derrière les pêchers en fleurs de la route de nos vacances. En même temps que toi, on touchait la vallée du Rhône, la fin de l’hiver, le soleil, la chaleur, et, dans nos têtes, on était déjà à la Napoule. 

Plus que Bourg- Argental, tu étais la Porte de la Méditerranée. 

Parfois, on était obligé de t’éviter, si la neige au col du Grand-Bois était encore au rendez-vous. II nous fallait alors faire le grand tour par Rive-de-Gier, Givors, Vienne et les vallées plus accueillantes aux attelages. 

Mais tu nous manquais…

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Saint-Etienne-de-Vicq (03)

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Un village est couché comme un troupeau de boeufs

Au repos, dans un champ plein d’ombre et de bruyère ;

Une charrue attend dans un sentier bourbeux.

Dans un coin, un mur gris suit son chemin de pierre.

Jules Supervielle

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Un nécrologe inhabituel. Sous le verre du petit tableau suspendu à un pilier de l’église, les 27 Morts pour la France de la guerre de 14-18 sont calligraphiés et leurs photos sont rangées tout autour du cadre. 

Encore plus qu’au Monument aux Morts, ils sont là, plus réels puisqu’on voit leur visage -j’ose à peine dire plus vivants-, ces 27 morts, fauchés dans leur jeunesse. 

27 morts pour une si petite commune… 

Affolant…

Saint-Etienne-sur-Blesle (43)

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Sur les cartes et sur les annuaires, ce Saint-Etienne s’appelle « sur-Blesle », du nom du bourg voisin. Mais, à l’entrée du village, le panneau indique Saint-Etienne-le-Cheylat, du nom d’un hameau proche de la commune. 

Je crois me rappeler que le monument aux morts porte aussi cette dernière inscription. 

 

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A Blesle, on n’entend plus dans les ruelles les frôlements de robes des bénédictines -nobles !- qui, jadis, vivaient ici en leur abbaye. On ne sent plus les odeurs d’encens ou de cierge brûlé qui devaient les suivre dans leurs promenades vespérales et villageoises. Chacune de ces chanoinesses -pas très cloîtrées- avait sa petite maison personnelle qui donnait sur la cour du couvent. 

II ne reste presque rien de cette vie religieuse d’avant la Révolution, sinon quelques-unes de ces maisons, remaniées, et l’église, au plan original…

Saint-Etienne-sur-Usson (63)

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On s’en souvient, c’est dans la classe unique de ce village qu’a été créé et tourné le beau film « Etre et avoir ». 

 

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Près de Saint-Etienne-sur-Usson, Usson ! 

Et, bizarrement, on retrouve à Usson Marguerite de Valois, la reine Margot, qu’on avait déjà rencontrée à Carlat. Elle est la femme d’Henri de Navarre, le futur Henri IV, depuis 1572. Elle vient de quitter Carlat parce qu’Henri III, le roi son frère, avait donné l’ordre de l’appréhender à la suite d’une nouvelle de ses nombreuses inconduites. Elle se réfugie au château d’Ybois, près d’Issoire. Le roi fait assiéger la forteresse. 

Bientôt, elle est prise, ainsi que Margot qui est enfermée au château d’Usson. Son galant, qui l’accompagnait, est exécuté. 

Nous sommes en 1587. Vingt ans durant, Marguerite mène à Usson une vie de galanteries, d’études et de dévotions. Mais l’argent lui manque, et le nouveau roi, Henri IV, son mari donc, lui coupe les vivres ; il veut obtenir la dissolution de leur mariage. 

Marguerite n’y consentira qu’à la mort de sa rivale, la belle Gabrielle d’Estrée. Elle rentre alors à Paris. 

Peu après, en 1633, Richelieu fera raser Usson, en même temps que la plupart des châteaux-forts d’Auvergne. 

Saint-Etienne-de-Fursac (23)

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Sur la route du village, certains panneaux indiquent simplement « Fursac ». C’est qu’en effet Saint-Etienne-de-Fursac et Saint-Pierre-de-Fursac se jouxtent. 

Quand on suit la grand-rue légèrement montante du -des ?- village, on ne sent pas de limite communale. D’ailleurs, la mairie est un seul long bâtiment commun ; sur la porte du bas, « Saint-Etienne », sur celle du haut, « Saint-Pierre ». 

Ces deux communes presque jumelles ont une histoire… 

 

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Le langage courant désigne sous le nom de Fursac l’agglomération formée par les deux bourgs contigus de Saint-Etienne et de Saint-Pierre, sur les bords de la Gartempe. 

La présence de deux églises, et donc de deux paroisses est notée sur les vieux écrits autour du XIème siècle. Lors du traité de Brétigny, en 1360, la ligne de partage des possessions anglaises et françaises passait entre les deux paroisses : Saint-Etienne avait la portion située sur la rive gauche de la Gartempe (avec un léger dépassement du bourg sur la rive droite où était bâtie l’église) et Saint-Pierre la partie située sur la rive droite. A ta veille de la Révolution, les particularismes étaient tels qu’on n’utilisait pas les mêmes poids et Mesures à Saint-Pierre et à Saint-Etienne. 

 

(Notes communiquées par la Mairie de Saint-Etienne-de-Fursac ou extraites du Guide de la Creuse de Gilles Rossignol) 

Saint-Etienne-aux-Clos (19)

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Des maisons trapues, bien assises. Et dans la vallée prochaine, à l’orée de la forêt sectionnale de la commune, quel adorable petit étang si calme, et tout prêt à accueillir les pique-niqueurs affamés de silence… et de pain ! 

Seuls, pendant la sieste, quelques canards et libellules gentiment les sortiront de leur quiétude… 

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Un petit roseau m’a suffi

Pour faire frémir l’herbe haute

Et tout le pré

Et les doux saules

Et le ruisseau qui chante aussi ;

Un petit roseau m’a suffi

A faire chanter la forêt.

 

Henri de Régnier

Saint-Etienne-des-Champs (63)

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Ici, Auvergne ne se conjugue plus avec volcans. Pas de dômes, pas de puys, pas de cratères qui brisent la ligne d’horizon. Des vallonnements doux, des pâturages et un petit village discret, sans magasins, et sans bistrot… Pas de boissons fraîches pour aujourd’hui !

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Le bonheur est dans le pré. Cours-y vite, cours-y vite.

Le bonheur est dans le pré. Cours- y vite. II va filer.

 

Si tu veux le rattraper, cours-y vite, cours-y vite.

Si tu veux le rattraper, cours-y vite. II va filer.

 

Dans l’ache et le serpolet, cours-y vite, cours-y vite.

Dans l’ache et le serpolet, cours-y vite. II va filer.

 

Saute par-dessus la haie, cours-y vite, cours-y vite.

Saute par-dessus la haie, cours-y vite ! Il a filé !

 

Paul Fort

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